l’homme pressé

Avec ses lunettes et son Bac en poche, Lauren Fignon était vu par ses camarades du peloton comme « L’Intello » de service. Titi parisien égaré dans un cyclisme français qui recrute alors plutôt chez les fils de paysans, Fignon est un élève surdoué. Sur les routes de la Vuelta au printemps 1983, le gamin de 23 ans pédale presque au niveau de son leader chez Renault, Bernard Hinault. Le Breton ayant laissé un genou lors de sa victoire sur les routes espagnoles, le jeune homme pressé joue sa carte personnelle en juillet pour son premier Tour de France. Fignon profite de l’abandon de son coéquipier Pascal Simon pour se parer de jaune. Trop vite, trop tôt ? Même pas.  Il gère la situation, résiste aux attaques des grimpeurs lors de la terrible ascension de Joux-Planes et consolide la victoire finale en s’adjugeant le contre-la-montre autour de [...]
Laurent Fignon remporte le contre la montre de Dijon
23 juil 1983
3 min 50'
Arrivée triomphale du maillot jaune Laurent FIGNON, qui remporte l'étape et confirme définitvement sa première place au classement général.
La consécration sur les Champs-Elysées
22 juil 1984
2 min 19'
Laurent Fignon remporte son second Tour de France avec une marge de dix minutes sur Hinault. Il emmène le sprint à Paris pour son ami Pascal [...]
Laurent Fignon s'accroche dans l'ascension de Joux-Plane
20 juil. 1983
3 min 38'
18ème étape du tour de France, une étape de montagne entre l'Alpe d'Huez et Morzine.Le maillot jaune Laurent FIGNON rejoint le Néerlandais [...]
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Le mal-aimé

Jacques Anquetil a longtemps été « célèbre sans être populaire » selon la formule de Robert Chapatte. On dit de lui  alors qu’il a « une caisse enregistreuse à la place du cœur », qu’il aime plus l’argent qu’il génère et le train de vie qu’il confère que le vélo lui-même. C’est peut-être vrai. Anquetil relègue adversaires et public loin de lui.  Sur le Tour 1957, le Normand endosse le maillot dès la troisième étape à Rouen à quelques kilomètres de chez lui. Déjà, il répond avec cette froide assurance et ce petit sourire en coin. A 23 ans, l’ancien ajusteur-fraiseur remporte le Tour à sa première tentative. Un coup d’essai pour un coup de maître.
Son règne ne vient pas tout de suite. Au départ en 1961, Anquetil annonce qu’il souhaite traverser la France en jaune du premier au dernier [...]
Anquetil roi du chronomètre
13 juil. 1962
6 min 21'
A Lyon, Anquetil s'offre un nouveau succès dans un contre-la-montre, son exercice favori.
Tour de France 1962 - 20ème étape (Bourgoin - Lyon)
La naissance d’un champion
30 juin 1957
4 min 47'
Anquetil découvre le Tour en 1957. Il ne lui faut que trois jours pour remporter sa première étape (chez lui à Rouen). Deux jours plus, le [...]
Jacques Anquetil
20 nov. 1963
11 min 7'
Rencontre avec Jacques ANQUETIL, le champion et l'homme dans sa demeure de Saint Adrien.- Jacques ANQUETIL aux commandes de son hors-bord [...]
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Un Anglais à rouflaquettes à Paris

Dans la série, « je ne suis qu’un coéquipier mais je suis plus fort que mon leader », sûr que le tandem anglais Christopher Froome-Bradley Wiggins, à l’œuvre sur la Grande Boucle 2012, occupe une place de choix. Lorsque il s’aligne au départ à Liège, bien que sa seule grosse perf’ sur le Tour remonte à une quatrième place acquise en 2009, Wiggins a du mal à se défaire de l’étiquette de grand favori qui lui colle à la peau. Et pour cause, le parcours, relativement peu montagneux, semble avoir été profilé pour lui : plus de 100 kilomètres de contre-la-montre sont au programme. Un parfum de sacre annoncé envahit alors les plateaux télé et les colonnes des journaux avant même le début de la course. Un sentiment d’autant plus renforcé par l’absence d’Andy Schleck et d’Alberto Contador au départ, deux traditionnels candidats à [...]
Wiggins au départ de Londres
8 juil.2007
2 min 35'
En 2007 le Tour de France s’élance de Londres. Interrogé sur le succès populaire de l’épreuve, le rouleur de la Cofidis n’est encore qu’un anonyme du peloton. 
Froome accélère puis reçoit la consigne de couper son [...]
12 juil. 2012
1 min 18'
Impressionnant de facilité, Christopher Froome sème son propre leader. Il reçoit dans son oreillette la consigne d'attendre le maillot [...]
Défaillance de CadelEvans
12 juil 2012
0 min 41'
Le vainqueur du Tour 2011 craque dans la montée vers La Toussire et abandonne ses espoirs de doublé
Tour de France 2012 - 11e étape [...]
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Un « Ricain » à Paris

Tout aurait pu s’arrêter le 20 avril 1987, en pleine forêt de Sacramento. Ce jour-là, Greg Lemond s’adonne à une partie de chasse. Un ami voit quelque chose qui bouge et tire. Non, ce n’est pas un sketch. Pensant tirer un faisan, son ami touche le cycliste américain, d’une balle dans le dos. Ayant perdu 65% de son sang, Lemond, à 20 minutes près, aurait pu y rester. Lui, le dernier vainqueur du Tour de France 86, le premier et seul Américain à ce jour à avoir dompté, à la régulière, la Grande Boucle, par trois fois. De cet accident Greg Lemond gardera une bonne trentaine d’éclats de balle, un fardeau qui le fera souffrir tout au long de sa carrière. « On ne peut pas réécrire l’histoire, mais j’ai assez de confiance pour dire que j’aurais pu gagner 5 Tours » confiera-t-il fin 2012.  
Car, sur la [...]
Huit secondes pour une éternité
23 juil. 1989
8 min 43'
A la surprise générale, Greg  Lemond remporte le Tour pour huit secondes. La joie de l’Américain tranche avec le désespoir d’un Fignon qui a disputé ce dernier contre-la-montre blessé à la selle.
Tour de France 1989 - 21ème étape (Versailles - Paris)
Émission : Cyclisme. [...]
Retour en bijouterie
3 déc. 1994
1 min 44'
Définitivement changé par son accident de chasse, Greg Lemond range le vélo en 1994, plus vraiment capable d’encaisser les cadences [...]
Lemond sort vivant du Tour 86
26 juil. 1986
4 min 7'
Interrogé par Patrick Chêne, dans un français délicieux d’Américain, Greg Lemond raconte comment il a fallu calmer le Blaireau sur [...]
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L’obstiné

Alors qu’il n’était encore qu’un simple coureur de VTT, Cadel Evans avait terminé l’épreuve de cross country des Jeux Olympiques de Sidney (2000) a plus de quatre minutes du vainqueur, le Français Miguel Martinez. Tous deux ont par la suite tenté leur chance sur l’asphalte. Avec des fortunes diverses. Peu dire en effet que l’Australien a mieux réussi sa reconversion que le tricolore, qui est d’ailleurs retourné à ses premières amoures dernièrement.  
Cadel Evans incarne la persévérance à son paroxysme : la preuve ultime que la roue peut toujours tourner, même quand le destin semble s’acharner. En progression constante depuis ses débuts sur route, il termine deuxième du Tour de France en 2007. Rebelote en 2008, alors que le Tour lui tend les bras et qu’il porte le jaune pendant cinq jours. Mais, dans l’Alpe d’Huez, il se révèle [...]
Impressions de Cadel Evans sur son maillot jaune
14 juil 2008
2 min 41'
A l'issue de la 10ème étape entre Pau et Hautacam, Cadel EVANS donne ses impressions de nouveau maillot jaune.
Tour de France 2008 - 10e étape (Pau – Hautacam)
Émission : L'après tour
Sastre conserve son maillot jaune suite au dernier [...]
26 juil 2008
5 min 15'
A l'issue de la 20ème étape entre Cérilly et Saint-Amand Montrond, remportée par Stephan Schumacher, Carlos Sastre conserve 58 secondes [...]
Le mur de Mûr de Bretagne
5 juil 2011
8 min 11'
Derniers kilomètres de la quatrième étape. Evans s’impose en puncheur à Mûr de Bretagne devant Alberto Contador
Tour de France [...]
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Le champion absolu

Fausto Coppi et le Tour de France n’ont fait que se croiser. Trois participations, c’est peu mais largement suffisant pour édifier un mythe : celui du Campionissimo. Un champion absolu, un « héros parfait. Sur le vélo il a toutes les vertus», écrit même sur lui Roland Barthes dans ses Mythologies.  Le fils de paysan ne découvre la Grande Boucle qu’à 29 ans. La seconde guerre mondiale est passée par là pour celui qui passe plusieurs semaines comme prisonnier de l’armée britannique en Tunisie.

Sur le Tour de 1949, Coppi doit cohabiter au sein de son équipe nationale avec son rival et son opposé Gino Bartali. Deux visions de l’Italie s’affrontent. L’une rurale vibre pour Gino le Pieux, une autre plus moderne ne jure que par Coppi. « Bartali prie en pédalant. Coppi, rationaliste, cartésien, sceptique et pétri de doutes, ne [...]
Fausto Coppi : L'échappée belle
27 juin 1996
0 min 1'
La vie de Fausto Coppi avait tout d’un roman. En 1996, l’écrivain Dominique Jameux  consacre un livre au champion italien dont Oliver Barrot fait la présentation dans son émission «Un livre, un jour».
Présentateur : Olivier [...]
L’Italie choisit son camp
14 juil 1949
0 min 40'
Au départ du Tour 1949, Bartali et Coppi sont les deux leaders de la sélection italienne. Lors de l’étape qui mène à Saint-Malo, Coppi [...]
Coppi roi du chrono
28 juil 1949
1 min 29'
L’Italien a presque gagné ce Tour 49 mais veut encore marquer les esprits. C’est chose faite lors du contre-la-montre entre Colmar et [...]
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Le météore romantique

Lorsqu'il apparaît en 1951 sur la ligne de départ du Tour de France, auréolé de victoires sur la piste zurichoise, et d'un Giro 1950 raflé en muselant une concurrence italienne furieuse, Hugo Koblet est plus fort que jamais. «Et puis Koblet vint… Alors, tout ce que le cyclisme comptait de plus solide, de plus stylé apparut fragile, petit et gauche». C'est ainsi que Jean Bobet, frère de Louison, salue dans l'Équipe l'apparition de la nouvelle icône du cyclisme. 
La Grande Boucle le découvre d'abord dans l'exercice solitaire. Impeccable sur le vélo, le Suisse fuse et trace un sillage parfait. Maîtrisant le temps tel un horloger, il devance les plus grands spécialistes lors de la 7e étape. Plus tard, à Agen, il brise la ligne en tête après une échappée-fleuve de 148 km en résistant seul au travail des Coppi, Bartali, Bobet et Robic, hébétés par ce [...]
Assoiffé par Bartali
26 juil 1951
0 min 17'
Cette 16e étape est courue sous la canicule du Midi. Malgré cette chaleur, Bartali refuse de donner un peu d’eau à Koblet. Ce dernier s’en souviendra.
Tour de France 1951 - 16e étape (Carcassone - Montpellier)
Émission : Les Actualités Françaises
Le départ d'une comète
5 juillet 1951
10 min 34'
Hugo Koblet se présente sur la ligne de départ de l'édition 1951 en toute discrétion malgré son sacre italien. Au milieu des Coppi, [...]
Hugo Koblet - 11ème étape du Tour 1951
16 juil. 1951
9 min 22'
Sur l'asphalte brûlant des routes du Sud-Ouest, Koblet se lance dans une échappée qui va durer 135km. Les efforts conjugués des plus gros [...]
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Le plus grand des petits

Avec Robic et Bobet, la Bretagne a donné deux vainqueurs du Tour au cyclisme français. Difficile pourtant d’imaginer deux hommes aussi opposés. «Nous sommes bretons tous les deux, mais je suis un Breton authentique alors que Bobet est un Breton de l'extérieur», résume celui qui du haut de son mètre cinquante-sept  a passé sa carrière à défier plus grands, plus doués et plus beaux que lui. «Il ne pouvait échapper au manichéisme qui réclame impérativement des bons et des mauvais, dit de lui Jean-Paul Ollivier dans sa biographie. Il serait donc le mauvais face à Louison Bobet, le premier de la classe». 

Robic sera le «mauvais» mais le préféré du public. L’ancien souffre-douleur de Radenac dans le Morbihan a toujours été en lutte contre le reste du monde. Un caractère de cochon, mais un caractère de champion. Quand la [...]
L’attaque de Bonsecours
13 juil. 1976
2 min 24'
Presque 30 ans plus tard, Robic et Brambilla (qui a même retrouvé le maillot jaune pour l’occasion) remontent sur leur vélo pour rejouer  dans ce reportage le fameux épisode de l’attaque de Bonsecours.
Tour de France 1947 - 21ème étape (Caen - Paris)
Emission : NC
La résistance à Coppi
7 juillet 1952
1 min 44'
En 1952, le petit grimpeur français tente bien de résister à la domination totale de Fausto Coppi. Mais Robic n’a pas les armes et le sort [...]
Un tour mal embarqué
3 juillet 1947
3 min 36'
Après cinq étapes sur ce Tour 1947, Robic ne compte pas parmi les favoris à la victoire finale. Il saura faire son retard plus tard. [...]
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L'autre Poulidor

Joop Zoetemelk a accompagné l’histoire du Tour de France pendant seize ans. Seize ans, aucun abandon et un seul rendez-vous manqué en 1974.  Entre «le Hollandais du Tour» et la France, l’histoire d’amour débute par un coup de foudre lors d’un critérium au début des années 1970 avec Françoise.  Le début d’une longue histoire d’amour entre le Néerlandais et le pays de sa femme.
Le vrai «Poulidor» de la Grande Boucle c’est lui. Par six fois, il regarde le vainqueur du Tour depuis la deuxième marche du podium. Mais l’homme est persévérant et sait que son heure viendra. Quand on est né un an après Eddy Merckx, la patience est une vertu indispensable. Dans l’ombre de l’ogre belge, le Néerlandais endosse dès ses débuts le rôle de dauphin. Deuxième en 1970 et 1971, il accepte la domination. Trop ? On le taxe de «suceur de roues», un [...]
Les adieux au Tour
1986
0 min 3'
A presque 40 ans, Joop Zoetemelk, «le Hollandais du Tour», s’apprête à faire ses adieux à la Grand Boucle. Il confie ses secrets de longévité à la veille de sa dernière étape. 
Émission : A Chacun son Tour
Le suceur de roues à l’attaque
16 juil 1976
4 min 35'
Débarrassé de la concurrence de Merckx, le Néerlandais est le la favori de ce Tour 1976. Il passe à l’attaque lors de la montée du [...]
Première victoire d’étape de Joop Zoetemelk
4 juil 1973
3 min 37'
A 26 ans, Zoetemelk a déjà terminé deux fois deuxième du Tour et porté le maillot jaune. Il lui manque juste une victoire d’étape. [...]
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L’ange déchu

C’est l’histoire d’un homme qui n’a jamais aimé la compagnie des autres. Sur un vélo, Charly Gaul a passé sa carrière à fausser compagnie à ses semblables. Une fois sa carrière derrière lui, le Luxembourgeois disparaît et va vivre de longues années en ermite dans une forêt des Ardennes. Il garde un mince lien avec son passé et ce sport qui l’a consacré roi des montagnes. «Je m'étais acheté une petite télévision portative, je la branchais sur la batterie de ma voiture pour regarder des étapes du Tour»
Ancien apprenti-boucher, Gaul pédalait sans jamais violenter ses pédales. Le Tour découvre ce grimpeur ailé lors de l’étape qui mène à Briançon en 1955. Il dessine un scénario qui sera toujours un peu le même. Une attaque lointaine, des cols avalés sans jamais donner l’impression de forcer et la victoire au bout. [...]
Charly Gaul se rapproche de la tête
13 juil. 1958
6 min 28'
Cette 18ème étape du Tour de France 58 marque un tournant dans l'épreuve : le maillot jaune passe des épaules de Vito Favero à Raphaël Geminiani, qui devance le Luxembourgeois Gaul, vainqueur de ce contre-la-montre, au classement général.
Le duel avec Anquetil
14 juil. 1961
2 min 0'
En 1961, Gaul retrouve son meilleur niveau et lutte jusqu’au bout contre la domination de Jacques Anquetil. Le Luxembourgeois doit cependant [...]
La révélation
19 juil. 1955
0 min 34'
Le Tour découvre le visage juvénile et les talents de grimpeur du Luxembourgeois lors d’une victoire d’étape à Briançon. Gaul aime [...]
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Le roi secret

Face au mystère représenté par la personnalité de Miguel Indurain, un journaliste espagnol a écrit un jour : «Sa femme sait-elle au moins s’il dort à ses côtés ?». On n’a jamais su grand-chose de l’homme qui a dicté sa loi sur la Grande Boucle au début des années 90. Le natif de Pampelune n’a pas régné par la parole comme un Hinault ou par l’intimidation comme Armstrong. Indurain a construit sa domination par ses dispositions physiques sortant de l’ordinaire (rythme cardiaque à 28 pulsations et une capacité pulmonaire de 7,8 litres).

Pourtant, il a mis du temps avant de prendre conscience de ce moteur hors du commun. La première partie de sa carrière épouse la trajectoire d’un lieutenant discipliné au service de Pedro Delgado du côté de chez Reynolds puis  Banesto. Son premier signe d’émancipation intervient [...]
L’émancipation d’un équipier
17 juil 1990
8 min 13'
En 1990, Indurain n’est pas encore le « Roi Miguel » mais prend date pour le futur en s’imposant devant Greg Lemond à l’arrivée à Luz Ardiden.
Tour de France 1990 - 16ème étape (Blagnac - Luz Ardiden)
Emission : Le journal du Tour
La prise de pouvoir
19 juillet 1991
11 min 40'
  L’ère Indurain débute à Val-Louron. L’Espagne termine deuxième de l’étape derrière Claudio Chiappucci et endosse [...]
Un champion discret
16 juil 1992
7 min 39'
En 1992 Indurain est le favori à sa propre succession. Discret, l’homme n’aime pas se mettre trop en avant comme il le confie dans ce [...]
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Le Pieux

Gino Bartali est comme un pont entre deux mondes, deux époques.  Dix ans séparent la plus meurtrière des guerres et les deux victoires de « Gino le Pieux »  sur les routes du Tour de France. Une éternité. Quand il termine en vainqueur l’édition de 1938, Bartali n’a que 24 ans et on lui promet des lendemains qui chantent et d’autres succès.  L’Histoire va en décider autrement.  En pleine force de l’âge, le Toscan range le vélo pendant cinq ans. Icône malgré lui du régime de Mussolini, il est arrêté alors qu’il cherche à trouver refuge au Vatican. Sa popularité et des amis bien placés l’aident à quitter la prison militaire dans laquelle il croupit pendant 45 jours.
Quand il retrouve la Grande Boucle dix ans après, Bartali est déjà une icône du cyclisme transalpin. Une popularité qui ne le quittera [...]
Portrait d’un champion – Gino Bartali
20 février 1963
9 min 45'
Retiré du cyclisme, Bartali reçoit la télévision française chez lui à Florence. L’occasion d’évoquer sa fabuleuse carrière et constater que l’homme est resté toujours aussi populaire en Italie.
Émission :
Les coulisses de l'exploit


Les souvenirs de 1948
14 juillet 1993
1 min 39'
Près de 43 ans après, Bartali revient sur sa victoire lors du Tour 1948. Un succès qu’il a forgé dans le col du Galibier. On le voit aussi [...]
La rivalité avec Coppi
28 juillet 1949
1 min 47'
En 1949, Bartali doit composer avec la présence encombrante de Fausto Coppi au sein de l’équipe d’Italie. Ce dernier s’impose [...]
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Les larmes du champion

Entre le Tour de France et Louison Bobet, le courant n’est pas tout de suite passé. Trop dur, trop exigeant pour un garçon aussi doué que plaintif qui jette l’éponge au bout de neuf jours pour sa première en 1947. Le fils de boulanger d’Ille-et-Vilaine doit s’y reprendre à six fois avant de gagner la Grande Boucle et le cœur d’un public qui lui préférait le brave Jean Robic ou René Vieto, ce roi sans couronne.  Bobet payait sa belle gueule, ses manières recherchées et ses supposées simagrées sur le vélo.  «Il y avait du Jean Marais en lui, dira de lui son coéquipier et rival Raphaël Géminiani.  Il s’appliquait à parler à la troisième personne, cherchait ses mots, s’épongeait le front avec un mouchoir.»
Mais «La Pleureuse» comme le surnomment certains dans le peloton sait que son heure viendra. Mais pas tout [...]
Coppi encourage Bobet en spectateur
13 juil. 1976
1 min 51'
Près de 23 ans après, Bobet revient sur sa victoire sur le Tour 1953. Il remonte même sur un vélo pour escalader l’Izoard où il a construit son succès sous l’œil admiratif de Fausto Coppi. Louison BOBET gagne le Tour 1953 dans l'Izoard

Bobet en jaune sur le Tour 1948
22 juil. 1948
1 min 49'
Louison Bobet prend rendez-vous avec l’avenir sur ce Tour 1948. Lors de l’étape entre Cannes et Briançon, il accompagne Gino Bartali et [...]
1955 Le triplé
2 aout 1955
1 min 41'
Bobet entre dans l’histoire en devenant le premier coureur à gagner trois Tour de France consécutifs. Au départ de la dernière étape, il [...]
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L’aigle de la montagne

Federico Bahamontes a toujours préféré monter que descendre. « C’est comme ça je suis né grimpeur », s’excuse presque le premier vainqueur espagnol de la Grande Boucle. Dans un bon jour, ce coureur lunatique donne l’impression de caresser les pédales avec son allure de pantin désarticulé. Un jour oui, l’autre non, l’homme décontenance les suiveurs. Bahamontes s’arrête parfois au sommet d’un col pour avaler une glace avant la descente.
Drôle d’oiseau. Un oiseau qui va très vite gagner un surnom majestueux : « l’Aigle de Tolède ». Grimpeur ailé, il donne l’impression de se désintéresser du maillot jaune. L’affaire du Castillan c’est ce classement de la montagne qu’il remporte en 1954 et 1958. Bahamontes n’est jamais aussi heureux que lorsque le soleil l’accable et que les pourcentages des cols [...]
Première victoire
9 juil 1958
5 min 47'
Le grimpeur enlève sa première étape sur le Tour en 1958. A l’arrivée à Luchon, il répond aux questions dans un français un peu maladroit.
Tour de France 1958 - 14eme étape (Pau-Luchon)
Émission : Tour de France
Roi du chrono en pente
10 juil 1959
0 min 37'
Pas vraiment un spécialiste du chrono, Bahamontes enlève le contre-la-montre du Puy-de-Dôme. L’Espagne y trouve un terrain à sa convenance [...]
l’alliance des grimpeurs
15 juil 1959
8 min 18'
Comme lors de l’étape de Grenoble, le maillot jaune fait cause commune avec Charly Gaul lors de cette étape du Val d’Aoste. Cette alliance [...]
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L'éternel second

« A nous trois, on a quand même gagné 10 Tours de France ». La boutade a de quoi amuser. Elle est signée Raymond Poulidor, au cours d’une sorte de réunion d’anciennes gloires du cyclisme où l’entourent Jacques Anquetil et Eddy Merckx, tous deux quintuples vainqueurs de la Grande Boucle. Toujours placé mais jamais gagnant, « Poupou » n’a jamais en effet réussi à inscrire son nom au palmarès, malgré ses huit podiums en quatorze participations. Pire, le Creusois n’a à aucune reprise porté le maillot jaune sur les routes du Tour, ne serait-ce qu’une journée. Parfois pour un rien : en 1973, il termine second du prologue pour huit dixième de retard seulement sur le hollandais Joep Zoetemelk, régional de l’étape.
Dès son premier Tour, en 1962, Poulidor fait connaissance avec l’infortune : il [...]
Poulidor sur le podium à 36 ans
23 juil. 1972
4 min 30'
Interview de Raymond Poulidor, troisième du Tour de France 1972, qui revient sur sa réputation d'éternel second.
Raymond Poulidor blessé au bras gauche
24 juin 1962
0 min 13'
Raymond POULIDOR est bléssé au bras gauche et qui a peut-être perdu toute chance de remporter le Tour de France
Tour de France 1962 - 1ere [...]
Raymond Poulidor à propos de son expérience dans le [...]
15 juil 1962
2 min 59'
Interview de Raymond POULIDOR à propos de son accident. Il a démarré dans la Chartreuse et a eu l'impression d'être le plus fort.
Tour de [...]
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Monsieur Eddy

« Je suis peut-être désavantagé par mon poids dans les côtes, mais peut-être que je suis avantagé dans les descentes » disait Eddy Merckx, à l’arrivée d’une étape à Avoriaz sur le Tour 1975. Presqu’à croire, à la vue de son immense palmarès, que le meilleur coureur (belge) de l’histoire n’a passé son temps qu’à descendre.  
Non. Le Belge avalait tous les terrains, ramassés sur son vélo, les coudes écartés et le déhanché puissant. Il a traversé en surdoué le monde amateur avant de s’accaparer une petite décennie du cyclisme professionnel mondial. S’il a d’abord nourri son appétit par les grandes classiques et le Tour d’Italie, Eddy Merckx commence à cannibaliser le Tour en 1969. Lors de la 17ème étape, le Cannibale défie le Tourmalet, une descente et 100 kilomètres jusqu’à [...]
Bravo Merckx
15 juil 1969
3 min 15'
Quand Léon Zitrone s’enflamme sur le premier gros coup de force d’Eddy Merckx sur les routes du Tour, en 1969. Journalistes : Richard Diot, Léon Zitrone
Tour de France 1969 - 17ème étape (Luchon - Mourenx)
Émission : Tour de France
Victoire de Eddy Merckx à Gaillard
6 juil. 1974
4 min 23'
Un groupe de cinq coureurs arrive détaché à Gaillard, au terme d'une étape de montagne de 241 km: le maillot jaune Eddy Merckx, Raymond [...]
Merckx s’accroche au pouvoir
15 juil 1975
6 min 49'
Malgré cinq Tour de France gagnés, Merckx laisse la main en souffrant à Bernard Thévenet sur le Tour 1975, sur les hauteurs d’Avoriaz. Le [...]
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L’insoumis

De l’aveu de sa femme Josiane « Don Quichotte est le  seul livre qu'ait jamais lu Luis ».  Si l’ingénieux hidalgo de Cervantes s’attaquait  à des moulins à vent, Luis  Ocaña prenait pour cible un « cannibale » venu de Belgique : Eddy Merckx.  L’Espagnol avait identifié le tyran et s’était juré de le jeter à terre, de préférence sur les routes du Tour.  S’il a les traits et l’ardeur de son Espagne  natale, son cœur battait pour son pays d’adoption. Son français trahissait sa terre d’exil : le Sud-Ouest. Licencié au club de Mont-de-Marsan, Ocaña abandonne à 21 ans son métier d’ébéniste pour embrasser une carrière de cycliste professionnel.
Une carrière qui sera souvent faite de sang et de larmes. Il quitte son premier Tour meurtri dans sa chair après une [...]
Ocaña renverse le roi Merckx
8 juil 1971
7 min 5'
Résumé d’une étape d’anthologie. Entre Grenoble et Orcière-Merlettes, l’Espagne relègue son rival belge à presque neuf minutes. La victoire sur le Tour lui tend les bras.
Tour de France 1971 - 11e étape (Grenoble - Orcière-Merlettes)
Émission : JT 20H
Interview : Ocaña
8 juil 1971
2 min 2'
Après son exploit, le nouveau maillot jaune estime qu’il n’a pas encore course gagnée. Avec son accent landais, il assure que la route est [...]
Un maillot jaune à l’hôpital
13 juil 1971
4 min 35'
Après sa chute la veille dans la descente du col de Mente, Ocaña répond aux questions des journalistes depuis son lit d’hôpital. Sa femme [...]
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Le tombeur du Cannibale

Le 14 juillet 1970, il est seize heures trente, quand la rumeur cristallise : le « Cannibale » serait devancé. À l'arrivée de l'étape, à La Mongie, les spectateurs qui s'attendent à voir émerger de la brume un Merckx victorieux sont sidérés : c'est un jeune français, Bernard Thévenet, qui surgit du brouillard, en solitaire, pour remporter l'étape reine de ce Tour 70. Après avoir franchi le col de Peyresourde, l'Aspin et le Tourmalet dans des conditions climatiques dantesques, le grimpeur de 22 ans devance le maillot jaune, abasourdit la concurrence et ravit le public. Le fait d'armes de ce néophyte, appelé en renfort à quelques jours du Grand départ, marque la naissance d'un champion et d’un surnom « Nanard ».  
Thévenet était prédestiné au cyclisme lui qui grandit dans un village de Bourgogne au nom [...]
Merckx s’accroche au pouvoir
15 juil 1975
6 min 49'
Malgré cinq Tour de France gagnés, Merckx laisse la main en souffrant à Bernard Thévenet sur le Tour 1975, sur les hauteurs d’Avoriaz. Le Français devient la nouvelle coqueluche. Journalistes : Daniel Pautrat
l'éclosion d'un grimpeur
14 juil 1970
2 min 25'
Un visage juvénile apparaît dans le paysage du cyclisme : âgé de 22 ans, Bernard Thévenet domine à la pédale les grimpeurs [...]
Nanar, roi du Ventoux
13 juil 1972
4 min 46'
Le Ventoux a toujours fasciné les grimpeurs. Et Thévenet, insatiable, a les crocs. Aérien, il s'envole vers les sommets lunaires et écoeure [...]
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Un héros de caractère

On dit souvent des grands champions qu’ils sont des caractériels. Autant le dire tout de suite : Bernard Hinault fut un immense champion. Son plus grand souvenir dans une classique ? Sa victoire à Liège-Bastogne-Liège 1980, courue sous la neige, durant laquelle il perdit l’usage de deux doigts à cause du froid. Une arrivée au sprint à Saint-Etienne lors du Tour de France 1985 lui vaut une fracture du nez. Il gagnera tout de même son cinquième et dernier Tour cette année là, arguant que tout va bien tant que ses jambes et ses bras fonctionnent. A ces multiples actes de courage s’ajoute également une réputation de grande gueule, pas forcément infondée, tant les coups de sang du blaireau ont jalonné sa carrière pro. En 1977, à la grande colère de son directeur sportif Cyrille Guimard, il se fait remarquer en ne prenant pas le départ du Tour des Flandres. [...]
Victoire d'étape de Bernard Hinault sur les [...]
25 juil 1982
2 min 35'
Vainqueur de son quatrième Tour, Bernard Hinault va même jusqu'à remporter l'étape des Champs-Elysées. La cerise sur le gateau.
Arrivée de Bernard Hinault et Greg Lemond main dans la [...]
21 juil 1986
3 min 50'
Arrivée de la 16ème étape du tour de France, une étape de montagne entre Briançon et l'Alpe d'Huez.Le maillot jaune Greg Lemond et son [...]
Le Tour 1977 repéré par Bernard Hinault
2 juil 1977
1 min 31'
Tour de France : le jeune coureur Français Bernard HINAULT, jugé trop jeune pour participé au Tour cette année, parcourt les étapes avant [...]
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Une passion française

Contrairement à ce que son maillot à pois de toujours laissait deviner, Richard Virenque n’a jamais été un pur grimpeur. Du moins pas de la veine des Herrera, Chiappucci et autres Pantani, des types de soixante kilos tous enclins à faire exploser le peloton sur un démarrage aérien. En revanche, aucun d’entre eux n’aurait été capable de remporter Paris-Tours, la plus plate des classiques, celle qui n’échappe jamais aux sprinteurs. C’est pourtant comme ça que Richard Virenque a signé son retour à la compétition, en 2001, après un an de suspension suite au procès Festina. Une manière de rappeler que si son honneur a pu être sali par l’affaire, son panache, lui, n’était en rien entamé.
En réalité, le natif de Casablanca était un aventurier, spécialiste des chevauchées en montagne démarrées en début d’après-midi, loin, très loin, de [...]
Arrivée et victoire d'étape pour Richard Virenque
14 juil 2004
6 min 54'
A Saint Flour, arrivée et victoire pour Richard Virenque qui remporte cette 10ème étape et revêt le maillot à pois.
Tour de France 2004  - 10e étape (Limoges-St Flour)
Arrivée et victoire de Richard Virenque
21 juil 2002
2 min 56'
Après 200 km d'échappée, arrivée et victoire de Richard VIRENQUE qui remporte cette 14ème étape. C'est la 5ème victoire d'étape de sa [...]
Richard Virenque seul en tête au sommet du col de Marie [...]
6 juil. 1992
0 min 55'
Richard Virenque seul au col de Marie Blanque distance l'espagnol Javier Murguialday. Interviewé sur cette phase de la course, il explique sa [...]
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Photos © Presse Sports